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Le bombardement de 1944

Dans la nuit du 8 août 1944, AIRE subit un effroyable bombardement.En 20 minutes, 2 500 bombes s’abattirent sur le quartier de Saint-Pierre et le hameaux avoisinants. Une bombe de fort calibre écrasa l’abside et ses chapelles, et par son souffle désorganisa les voûtes hautes, pulvérisa vitraux, réseaux, jeux de l’orgue et une grande partie du mobilier. Plusieurs maisons de l’ancien cloître furent aussi détruites (comme l’hôtel du prévôt) ou fortement endommagées.

La première tâche des Monuments Historiques consista à étayer l’extrémité Est de la charpente du chœur qui surplombait dangereusement le vide créé par la bombe. Un important pan de fer bardé de briques fut mis en place. Cet étai a rempli son rôle porteur pendant 20 ans, tandis que s’élevaient les maçonneries. Une cloison d’isolement entre transept et chœur fut alors élevée.

L’édifice fut partiellement rendu au culte le 8 août 1954, date du couronnement de Notre-Dame Panetière par Mgr PERRIN, évêque d’ARRAS et le Cardinal FELTIN, archevêque de PARIS, puis totalement le 14 septembre 1980.

La restauration du déambulatoire a été effectuée en 1982 et celle du chœur a été terminé en 1984. Le dallage du chœur posé par PAYEUX en pierre de Tournai et marbre de carrare rappelle l’emplacement des stalles. La grille qui entourait le chœur n’a pas été rétablie. Les vitraux sont posés les uns après les autres.

La restauration des voûtes de l’abside ne laissait guère d’incertitudes du fait des photographies existantes. Léon LAMOTTE, sculpteur, a été chargé de recréer le décor du 18° siècle.

Les architectes des Monuments Historiques, Charles WALDSCHMIDT et après sa mort Etienne PONCELET, qui supervisent les travaux, se sont référés aux plans de MOREY de 1845 et au plan-relief.

Ils ont veillé à ce que les reconstitutions soient effectuées avec les matériaux mêmes qui avaient servi à la construction de l’église ou avec des matériaux approchant le plus possible :

  • Pierre de calcaire de Fouronnes
  • Briques de pays faites à la main
  • Grès de pays (malgré l’épuisement des gisements).

Une marque a été posée afin d’indiquer le tracé des murs de l’église du XI° siècle.